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musée-galerie > à La Bourboule (63)

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17 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode x ) ... FIN qui n'est qu'un DEBUT ...

   ART en BOURBOULIE n'est pas un simple catalogue d'art, c'est surtout une Odyssèe poétique et philosophique  ayant pour coeur le musée - citoyen - des arts verriers de La Bourboule. La fin des épisodes est le début pour Violette et Daniel d'un travail de recherches et de contacts ayant pour objectif d'éditer un livre de " contes fantastiques " comprenant une cinquantaine d'épisodes dont ceux que le blog vous a proposés

en lecture.

La visite du musée est encore d'actualité jusqu'au dernier jour de l'été.

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16 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode 21 ) : ... au ROYAUME de l' OVALE ...

   Me voilà transporté sur le pré rectangulaire de l'Ovalie, formant une équipe de choc avec Violette au poste de demi de mêlée pour distribuer le jeu, et moi en conseiller technique pour motiver l'esprit  " French Flair " de l'équipe !

    Le regard se pose d'abord sur un temps " mort ", capturé dans " La Touche ", une

peinture imposante de Stéphane Gisclard. Véritable synthèse du cubisme et de la rigueur géométrique de l'Art Déco, la toile met en scène deux alignements de joueurs qui se défient. Hissé par ses équipiers, les bras tendus vers le ciel, c'est un corps puissant, sous un maillot bleu et chaussettes rouges qui capte le cuir sans opposition des maillots rouges : un scénario France - Galles ?

     Violette, contrairement à Daniel, n'est pas une fervente du rugby. Pourtant elle sait que le coq est le fier emblème du XV de France,  qu'il veille sur le coeur de nos joueurs et que pour être à l'unisson des supporters il suffit de crier << allez-les-bleus >>.

 

 

   Puis, vient le temps vif avec une autre pièce maîtresse " Le Drop ", une sculpture en bronze signée Christian Maas. C'est l'instant suspendu d'un joueur en pleine extension. Son pied gauche vient de frapper le cuir léger, qui prend son envol dans l'azur.

 

     La toile et le bronze incarnent deux moments du match des deux équipes s'entrechoquant virilement dans la ferveur d'un stade vibrant, bruissant et bientôt chantant. Car Violette ne peut s'empêcher d'entonner : <<Chantons pour le sport ! / D'un coeur joyeux, chantons l'essor de la jeunesse / Qui se moquant de la gloire / Vole vers la victoire / Chantons tous en choeur / Les performances et les vainqueurs / Allons sans peur ! joyeux et forts ! ivres d'efforts / Chantons vive le sport ! >>.

   Moi, humble papillon, j'aime profondément ces sportifs qui luttent dans le respect absolu de l'adversaire. Je ne vole vers aucune victoire, mais d'un coup d'ailes aérien je suis aux portes du 22 ième épisode du conte ART en BOURBOULIE.

15 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode 20 ) : ... FAKE LOVE ...

        Me voilà de retour dans le groupe de Lambda dont je suis l'esprit. Les pas de Daniel nous guident en une transition surprenante : nous quittons les éclats de la mosaïque pour entrer dans l'univers vibrant du Street Art.

       Daniel nous présente une oeuvre de l'artiste néerlandais Fake, mondialement célèbre pour sa toile " Super Nurse ", devenue l'ode universelle aux soignants durant la crise sanitaire. Ici, le peintre s'attaque à un tout autre " événement " avec un tableau " Fake Love ".

       Enchassé dans un cadre rectangulaire richement décoré et doré, un médaillon ovale projette deux silhouettes en ombres chinoises. Deux enfants s'avancent à pas feutrés, l'un vers l'autre, au seuil d'un premier baiser. A gauche, une fille à la queue de cheval, à droite un garçon coiffé d'une casquette. L'arrière plan du graffiti explose en un fond bariolé de rose, de bleu et de jaune.

         Que faut-il penser de cette opposition saisissante entre la lumière et l'obscurité ? Daniel alors partage sa vision avec son public captivé : << J'imagine ici l'instant suspendu du premier rendez-vous. La perspective lumineuse de ce bonheur se traduit par ces couleurs festives du coeur qui inondent le fond du tableau. Mais, le tout nouveau tout beau est aussi empreint de crainte, de doute et de cette prudence que l'on dit mère de sûreté ! >>.

      En y regardant de plus près, la prudence a mis  dans  les mains, cachées derrière le dos, pour la fille une matraque et pour le garçon un bouquet de chardons. Allégorie magistrale de l'éternelle hésitation entre la confiance et la défiance dès l'aube du premier amour.

    Moi, papillon , je n'ai pas le souvenir d'avoir butiné des chardons de crainte pour mes ailes, mais ...  mes amours ne vous seront pas contées ici, seul vous sera conté l'épisode 21 ) de ART en BOURBOULIE.

       

15 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode 19 ) : ... TOUR de FRANCE ...

         Quelques vols ascensionnels me mènent sur la mezzanine, tout près d'une immense table basse perforée aux détours sinueux à l'image des cols de montagne. Là, je vois des cyclistes, guère plus grands que moi, ils semblent s'amuser à se poursuivre en file indienne : ce sont " les forçats de la route " en plomb de l'enfance de Daniel.

         Mon regard est capté par une sculpture posée sur le guidon d'un fragment de vélo antique. Signée David Gerstein, cette silhouette féminine, résolument pop intitulée " Rider in Euphoria " est une véritable invitation à l'échappée, auréolée d'un nuage de papillons.

         La voix de Violette nous conte l'histoire d'un trophée tricolore soufflé par Olivier Mallemouche : des roues rouge et bleu cerclées de verre transparent, à l'image du cycliste. Cette pièce unique fut recueillie par Daniel des mains même d'un champion qui l'avait conquise de haute lutte. La vie lui avait offert ce moment de gloire, avant de le forcer à abandonner la pratique de ce sport suite à un accident lors d'un entraînement. Il a alors offert son trophée au musée, choisissant l'anonymat d'une gloire éphémère pour le prestige d'une beauté éternelle.

        Violette nous rappelle que le Tour de France est avant tout  une immense fête populaire. Elle nous montre du doigt un clown cycliste, facétieux, tournant en rond, vedette de la caravane publicitaire, cycliste sculpté par l'un des maîtres de Murano,  Francesco Badioli.

        Puis son regard se pose avec une infinie tendresse sur un maillot cycliste arborant les couleurs de " l'Ecole Narbonne Cyclisme. C'est le maillot que Daniel, en pionnier, a porté de nombreuses années sur les routes ensoleillées du Languedoc.

       Lorsque la boucle est enfin bouclée, la gloire se partage. Les coureurs lèvent les bras, ils entourent la sculpture monumentale " Victoire " signée Claude Céhes. La réalisation de cette oeuvre magistrale, en pâte de verre bleue,  d'une hauteur de 58 cm, où la lumière encense le triomphe, est le fait de la maison Daum.

       Moi papillon, j'ai battu des ailes pour aller d'un cycliste à l'autre, ne ménageant point mes encouragements. Violette, du bord de la mezzanine interpelle Daniel : << Toi, le cycliste dans l'âme que conclure d'un Tour de France ? >>

       S'élevant d'en bas , une voix forte et rocailleuse, imitant celle d'un " homme grand " répond << LA FRANCE ... sans le Tour de France ... ne serait plus, LA FRANCE ! >>

      Je ne perds pas les pédales et mets " tout à droite " pour m'échapper, tout comme vous, vers l'épisode 20 ) du conte ART en BOURBOULIE.

14 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode 18 ) : ... ROMEO - JULIETTE ...

      Me voilà, moi papillon devant une vitrine où le monde marin s'invente une poésie nouvelle. Pour en saisir toute l'âme la voix de Daniel nous invite à guider notre regard dans un voyage vertical : du sol vers l'arrière plan, avant de s'élever vers les hauteurs. Au sol, un lit de galets minéraux repose silencieusement, ancrant l'oeuvre dans la mémoire de la terre. C'est de ce rivage de pierre que surgissent " Roméo " et " Juliette " : deux poissons de cristal massif, façonnés à Murano par la prestigieuse manufacture Marco Polo. Leurs corps irradient de poussière d'or éclatante et intemporelle comme l'amour des amants de Vérone.

 

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      En arrière plan, suspendue comme un mirage au- dessus de cette mer minérale, se déploie une mosaïque en relief signée Régis Fito. Cet artiste réputé pour ses compositions graphiques et texturées en verre fusionné fait ici vibrer la matière en volume. Comme un écho secret à la tapisserie de Pinet de Gaulade, le verre se fait ici textile, et la mosaïque devient un tissage de lumière. Sur un fond noir intensément contrasté aux formes ondulées, miroitant de bleu, de vert et de mauve, se dessinent deux autres poissons disposés en tête-bêche. 

L'un plonge vers les abysses tandis que l'autre remonte vers la surface, évoluant au milieu d'un décor de murines et de tesselles qui forment un arc-en-ciel de bleus, de rouges, de jaunes. Leurs queues en demi-arcs opposés se terminent par deux cabochons vibrants -  oranges pour l'un, bleus pour l'autre -,dont les courbes se répondent dans un mouvement parfait d'une spirale continue.

     Cette position en tête-bêche est hautement symbolique : c'est la représentation astrologique universelle du signe des Poissons, évoquant la dualité de l'existence et le mouvement perpétuel du cycle de l'eau.

      L'eau et moi, et moi, et moi ... c'est la vie, mais, c'est pas amitié ! d'un battement d'ailes je m'envole vers le nouvel épisode 19 ) du conte ART en BOURBOULIE.

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13 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode 17 ) : ... BRASERITZ de ORO ...

    Mes ailes de nacre me ramènent une nouvelle fois sur les hauteurs de la mezzanine. Violette nous montre une création d'une force dramatique saisissante signée par la plasticienne Corine Bresquignan : " Braseritz de Oro " qui évoque l'habit de lumière du toréro.

    Devant nous se dresse un buste majestueux de 75 cm qui capture instantanément le regard. C'est une mosaïque vibrante de verre chiné sur laquelle l'artiste a patiemment serti les célèbres pâtes de verre de la Maison Albertini, héritière directe des plus grands secrets de Murano. A cette marqueterie de feu, elle a mêlé des éclats de perles et des rivières de paillettes qui scintillent à la moindre lumière.

     

      L'oeuvre respire le sacré et le mouvement. Le torse impérial porte deux épaulettes richement brodées et se drape, avec une infinie noblesse, dans une authentique cape de travail ayant appartenu à Ramon Ortega peinte à la main par Laurent Arpinon à la fin des années 90. Dans cette alliance unique, la mémoire du geste théâtral s'unit pour l'éternité au verre fusionné.

     C'est un habit chargé de destins et de noms gravés dans les mémoires et si l'arène de la tauromachie divise en partisans ou détracteurs, l'art lui, transcende le conflit pour n'en garder que la beauté tragique.

      Moi, humble papillon, je ne fréquente guère les taureaux ... Alors je prends mes distances ... pour être des vôtres pour l'épisode 18) du conte ART en BOURBOULIE.

 

12 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode 16 ) ... LISSE - ORNE ...

    Je suis en bas dans l'antre des récits de Daniel. Mais pour percevoir l'oeuvre du moment, je prends de la hauteur pour me trouver face à une tapisserie magistrale " Le Coq " signée Jean Pinet de Gaulade. Pinet de Gaulade était un ascète  de la matière, qualifié de " trappiste de l'art " en raison de sa vie quasi- monacale et de sa profonde spiritualité. Ce visionnaire a révolutionné l'art textile en inventant ce procédé unique  : le lissé- orné. Véritable travail de haute couture et de marqueterie, sa technique consistait à assembler de la soie, du velours, des brocards précieux, de la laine fine et des fils d'or, rehaussés de broderies délicates. Pour donner vie à ses composition, l'artiste confiait ces assemblages minutieux aux moniales d'un couvent, gardiennes d'un savoir faire ancestral de la couture invisible. Ce partenarial sacré a insufflé à ces lissés-ornés une âme vibrante, presque mystique, où chaque point de fil devient une prière.

     Mais pourquoi avoir choisi la figure du coq ? Daniel nous l'explique d'une voix captivante : parce que le coq est le symbole universel de la vigilance, il est celui qui annonce la lumière renaissant après les ténèbres. Ici, sur cette trame de velours et d'or, il chante l'aurore d'un art textile sacré, né sous les doigts du créateur comme un doux sortilège. Pour s'imprégner de sa philosophie, Daniel retient l'ultime profession de foi de l'artiste : << créer c'est tout simplement ouvrir chaque matin sur le monde des yeux d'enfant au grand secret de la vie. >> 

    Moi, je cligne des yeux de tant de plaisir à écouter et voir . A plus, pour l'épisode 17 ) du conte ART en BOURBOULIE.

12 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode 15 ) : ... UN + UN = UN ...

     Quinze ans déjà ! Quinze années durant lesquelles, contre vents et marées, le " UN " granitique de Daniel et le " UN " cristallin de Violette se sont additionnés pour donner  ce "UN " du musée -citoyen - des arts verriers, phare d'art et de lumière en Bourboulie.

    Pour honorer cet anniversaire, moi papillon, je vais offrir à nos guides une chorégraphie de regards sur deux oeuvres se répondant d'une voix l'autre.

    Mon premier envol me porte en mezzanine là où :

Violette nous invite à  regarder " la Maison de la Mer ", une oeuvre de Jean-Claude Ourdouillie, maître de la pâte de verre et du thermoformage. Cet explorateur des éléments sculpte de véritables habitats poétiques .....

    Mais, à tire d'ailes, le ressac de l'art me mène en bas là :

Daniel parle du maître franco-tchèque Milan Schamschula, virtuose de la géométrie parfaite et des contrastes chromatiques. Il présente " Histoire d'O " un clin d'oeil au célèbre et sulfureux roman érotique de Pauline Réage.....

     Dès lors les dialogues se nouent d'écho en écho :

Violette murmure : " regardez ce bleu intense, il évoque l'univers marin profond. Les trainées translucides, semblables à des voiles, donnent l'illusion que la maison abrite le mouvement des vagues et le souffle du vent dans la voilure "......

      Le va-et-vient continu :

Une couronne incomplète dessine la courbe du " O " tandis qu'un triangle jaune introduit une géométrie stricte. Ce jaune vif venant percer le bleu est une métaphore saisissante du rapport entre force et désir....

La demeure repose sur trois pilotis d'une table polygonale signée Hiroshi Yamano, dont la surface est l'océan. C'est un poème visuel sur le refuge humain en milieu marin.....

Posé sur un socle, conçu par le magicien de Murano Eros Raffael, monolithe massif de verre en fusiond'un bleu sombre. Poser l'oeuvre aérienne de Schamschula sur cette base rectangulaire et dense crée un équilibre , une harmonie parfaite, entre le poids et le songe.....

   J'ai " brûlé " quelques calories ! relaxation ! au prochain épisode 16 ) du conte ART en BOURBOULIE.

   

 

11 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode 14 ) : ... ECHECS / MAT ...

     L'émotion fait encore vibrer mes ailes

de papillon alors que je retrouve les hauteurs de la mezzanine. Près d'une tour d'échecs monumentale en émaux de Briare façonnée par un artisan d'exception se tient Violette. Elle s'apprête à nous dévoiler les secrets des pièces posées sur le damier de marbre.

        Elle nous conte une oeuvre iconique de l'artiste Stani Jan Borowski. Devant nous, sculpté dans un verre massif, travaillé à chaud, se dresse un couple impérial : " KING & QUEEN ". Les deux monarques partagent un destin unique, soudés l'un à l'autre par un grand coeur rouge sombre, symbole d'un amour éternel et fusionnel. Ce coeur est leur bouclier garant d'une défense mutuelle et indéfectible face aux assauts adverses.

        Elle nous conte ensuite les trois créations de Vlastimil Jancek, virtuose du verre optique et de la taille à facettes. Là le travail est minimaliste, géométrique et architectural. Regardons le "Fou " paré de verre d'un bleu profond qui capte la moindre lueur, au-dessous une nappe de verre noir qui apporte une profondeur graphique, reposant sur une masse de verre transparent. Cette pièce, fine et élancée, telle une flèche prête à fendre l'échiquier en diagonale. Regardons ensuite deux " Tours ", l'une rouge, l'autre bleue matérialisant la dualité chromatique du jeu d'échecs. Leurs formes cubiques, aux larges entailles emprisonnent la lumière pour mieux les sculpter. D'autres cases du damier sont occupées par des pions avec une base en verre surmontée d'un oeuf de bois, à la Dali, serti de décorations métalliques.

      Sur cet échiquier, la partie est toujours gagnante : l'art fait ECHEC au temps et ne dit pas MAT à la beauté.

      Rendez vous est pris pour l'épisode 15 ) du conte ART en BOURBOULIE où il sera question des 15 ans d'existence du musée.

 

   

10 septembre 2026

ART en BOURBOULIE / épisode 13 ) ... SALOME ...

     Quittant la mezzanine, mes ailes de papillon me mènent vers la voix de Daniel. Ses mots sont pour nous conter une oeuvre née des mains de deux géants de Murano : le prestigieux Gino Cenedese et le " Michel-Ange " du verre Pino Signoretto, capable de sculpter la matière  massive à chaud avec une virtuosité divine.

     L'oeuvre est  SALOME.

    Son corps de verre massif, délicatement soupoudré d'or possède une texture intemporelle, puisque sacrée. un voile bleu pailleté d'éclats dorés, s'enroule autour d'elle comme un ruban de lumière, s'élançant de ses pieds pour s'envoler bien au-delà de ses bras levés.

    Daniel nous commente ce miracle de feu : une prouesse technique absolue; pour figer la silhouette il a fallu refroidir le corps de cristal juste assez pour qu'il garde sa forme, tandis qu'un assistant, en bout de canne menait une masse de verre brûlante et fluide: en quelques secondes, d'une célérité incroyable, le maître a étiré ce ruban à la pince, défiant le temps et la gravité.

    La mythologie biblique raconte que Salomé retira ses 7 voiles un à un, devant le roi Hérode, dans une danse d'une sensualité hypnotique. Ici, la sculpture ne laisse deviner que le dernier voile,les autres sont à son pied. C'est le moment paroxystique où le tissu de verre semble s'envoler, devenant une liane de clarté guidant notre regard du bas vers le haut.

    Le contraste entre ce pied figé sur un socle, carré, massif, noir et ce corps de Salomé scintillant d'or s'élevant vers la lumière de la vitrine en une rotation lente du support ...

    Mon imagination de papillon m'invite à penser que ce septième voile aura l' art de synchroniser sa chute progressive avec celle de Salomé, comme le clap de fin d'un " END " au Septième Art.

    A bientôt pour poursuivre ce récit " papillonnesque " dans l'épisode 14 ) du conte ART en BOURBOULIE.

 

 

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